Depuis l’annonce de l’accord entre Asmodee et Middle-earth Enterprises, une inquiétude s’est installée dans le paysage ludique :
le jeu de société Seigneur des Anneaux va-t-il devenir un monopole déguisé ?
Luke Peterschmidt, en charge de la stratégie Middle-earth chez Asmodee, insiste sur le fait que le groupe n’a ni pour mission, ni pour intention, de produire l’ensemble des jeux Tolkien.
Le rôle confié à Asmodee est avant tout éditorial et structurel. Coordonner les projets. Réguler les calendriers. Éviter la multiplication anarchique de titres concurrents exploitant la même licence au même moment.
Les jeux déjà existants sous licence The Lord of the Rings ou The Hobbit ne sont pas concernés. Ils restent en catalogue, sans remise en cause contractuelle.
Pour l’avenir, Asmodee devient un point de passage obligatoire, mais pas un filtre créatif unique. Les projets doivent être portés par des éditeurs établis, et le groupe se revendique neutre dans la sélection, y compris vis-à-vis de ses propres studios.
L’objectif est clair : protéger la valeur d’une licence sur-exposée, maintenir une diversité de formats et éviter que la Terre du Milieu ne se transforme en rayon de supermarché.
Asmodee ne se pose donc pas en seigneur absolu de Tolkien. Plutôt en gestionnaire de flux, avec une mission simple : empêcher que tout sorte en même temps… et que plus rien ne marque personne.
Les promesses n’engagent que ceux qui y croient comme disait l’autre !

