Corto, Le Jeu de société en Mer Salée De Samarkande

Corto le jeu de plateau

En 2013, j’ai vu débarquer l’adaptation, en jeu de société, d’une figure emblématique de la bande-dessinée. Un rêve vous dites ?

Pour peu que l’on soit fan de la bd en question, on peut être également dubitatif quand à ce que vont pouvoir en faire les personnes en charge de réaliser un objet ludique tiré d’un héros aussi charismatique que Corto Maltese.

Corto, pour les connaisseurs — et en gros résumé — est ce marin romantique du début du XXème siècle qui navigue entre songe et réalité, le tout (officiellement du moins) sans opium…

Le jeu nous propose de revivre les aventures du héros sous forme de bande cartonnée qui, après leur mise en place aléatoire, représente une aventure BD (Les Éthiopiques, la ballade de la mer salée, etc…) du héros aux longues rouflaquettes. Le but avoué de Corto, le jeu de société est, en revivant ses aventures et en plaçant judicieusement les jetons de sa couleur, d’amasser le plus d’or possible…

Songe d’un jeu de plateau

Corto est donc un jeu de plateau, plus précisément de cartes sur un plateau fonctionnant avec deux mécaniques bien distinctes.

La première repose sur un placement astucieux et opportuniste des cartes personnages ou des cartes objet (actions) que l’on a en main. Chaque personnage est unique mais ils possèdent tous une capacité qui va influencer le placement de jetons de la seconde mécanique du jeu.

À chaque personnage que vous jouez, vous y placez un jeton de votre couleur (obligatoire). Et on applique l’effet de la couleur de sa bordure (qui va rajouter ou enlever des jetons du plateau de jeu).

La seconde mécanique du jeu, donc, est un placement de jeton (de sa couleur) sur les cartes personnages préalablement posées sur le plateau afin de créer des majorités. Un joueur majoritaire contrôle donc ce personnage.

Il est libre, Corto

On arrive rapidement à des situations plus ou moins chaotiques et comme cela ne suffisait pas, les auteurs ont rajouté deux somptueuses statuettes (l’une de Corto et l’autre de Raspoutine) qui, jouées et déplacées par les joueurs (via les cartes actions spécifiques), vont semer encore plus la zizanie sur le plateau.

Au fur à mesure, les différentes aventures vont se remplir de cartes et toutes ces dernières auront plus ou moins de jetons dessus. Ce qui, outre de barioler le plateau de bien jolies couleurs, va permettre de visualiser les groupes de personnages que vous contrôlez. Le jeu prend fin dès que 2 aventures sont pleines.

L’aventure sans lendemain

Chaque aventure a sa caractéristique et son influence sur le jeu. Chacune d’entre elles apportent leurs lots de rebondissements (pendant ou en fin de partie) qui peuvent mettre à mal toute “stratégie”. Si toutefois on peut en élaborer une.

En effet, les plans que l’on espère échafauder seront constamment remis en cause ou réduit à néant. Mais des opportunités se présenteront souvent bien loin de l’endroit où vous comptiez vous installer (souvent au plus près des trésors).

Il faudra pour cela gérer judicieusement ses jetons, ses placements et les cartes que l’on a disposition.

Fais de beaux rêves !

En plus d’être une œuvre graphique de toute beauté car elle reprend les dessins originaux d’Hugo Pratt, le jeu est simple à appréhender et ne demande que peu d’explications pour la bonne compréhension des profanes.

 
Score Ludique 7

En résumé, Corto est un jeu qui a su me plaire par son univers. Il est clairement chaotique. Cependant, je sais qu'il ne déplaira pas forcément aux calculateurs pousseurs de « kubenboa » et autres tacticiens filous qui apprécieront de s'en prendre plein les mirettes.

7
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