De Paolo Mori & Silvano Sorrentino chez Bombyx
Pour 1 à 4 joueurs, mais 2 c’est bien pour des croques morts de 10 ans pour des parties de 20 min qui sentent le sapin
Les Secrets de Warden Keene: résolvez les énigmes du cimetière de Spoon River, comme l’a fait le directeur Keene avant vous !
1925. Un cimetière sur une colline de l’Illinois. Ensemble, résolvez les 11 mystères des anciens habitants grâce aux épitaphes inscrites sur leurs stèles. Pas de points ni de victoire.
Laissez-vous juste porter par le plaisir d’élucider des énigmes et de découvrir leur vie passée. Et si vous êtes bloqués, lisez le raisonnement ligne par ligne jusqu’à l’élément qu’il vous manquait.
Grâce à vos sens de l’observation et de la déduction, vous allez découvrir les secrets soigneusement consignés dans son carnet par l’ancien gardien du cimetière que vous remplacez.
Car les mots ont un sens, il le savait bien. Si vous êtes malin et observateur, ses notes, ainsi que les épitaphes et les dates sur les stèles du petit cimetière de Spoon River, prendront tout leur sens. Ne vous précipitez pas.
Aidez-vous des raisonnements de Warden Keene si besoin, et vous comprendrez que ces tombes ne sont pas si muettes que cela…

Il fallait oser : confier à Paolo Mori (Captain Flip, Altay, Toy Battle) et Silvano Sorrentino (Deckscape) la tâche de faire parler des morts. Le résultat, c’est un jeu de déduction où 36 stèles posées sur un poster reconstituent les petites et grandes histoires du cimetière de Spoon River. Pas de règles, pas de points, pas d’appli. Juste des pierres tombales et votre cerveau si vous en avez un !
Le matériel est superbe, l’ambiance soignée, et l’idée de lire un cimetière comme on lirait un roman reste franchement originale. Les bonnes intentions ne manquent pas.
Mais pour qui est habitué au genre, le soufflé retombe vite. Les énigmes oscillent entre le trop limpide et le capilotracté, avec peu d’entre-deux satisfaisant. On cherche la profondeur, on trouve la surface joliment décorée. Les histoires coexistent sans vraiment se répondre, les stèles nous laisse de marbre. Un potentiel réel, partiellement enfoui, ce qui, dans un cimetière, passerait pour de la cohérence thématique.

