Moon Colony Bloodbath

La Lune, promesse d’un avenir radieux. Spoiler : tout le monde va crever.

Donald X. Vaccarino / Rio Grande Games
1–5 joueurs • 14 ans • 90 min

Moon Colony Bloodbath : Développez des villes sur la lune !

Des villes sur la Lune ! Voilà l’ultime accomplissement de l’humanité. Enfin libérés de l’attraction terrestre — la Lune, tremplin vers les étoiles. Les fusées sont chargées de provisions et de colons ; les robots sont programmés et prêts. Tout a été planifié dans les moindres détails, et l’échec est absolument impossible. Direction la Lune !

Moon Colony Bloodbath est un jeu de construction et de destruction de moteur, reposant sur un paquet de cartes commun que les joueurs enrichissent au fil de la partie. Ce paquet déclenche des événements — beaucoup de mauvaises choses qui tuent les habitants de votre colonie lunaire, mais aussi quelques effets positifs et des opportunités de développement.

Moon Colony Bloodbath, c’est l’histoire d’une colonie qui part bien et finit mal. Très mal. Le deck commun, enrichi par les joueurs eux-mêmes, devient progressivement un concentré de catastrophes. Bâtiments, ressources, colons : tout s’accumule, puis tout s’effondre. Le gagnant ? Celui qui aura le moins perdu.

Mécaniquement, c’est du Vaccarino pur jus, un moteur qui ronronne, grince, puis explose. Le deck commun est une idée brillante : on construit collectivement sa propre apocalypse. Les Robots sont particulièrement vicieux, présentés comme des alliés avant de dévorer les humains qu’ils étaient censés servir. Thématiquement cohérent, ludiquement cruel.

Autour de la table, ça grince. Chaque carte retournée provoque une réaction. Un événement catastrophique tombe, les yeux se lèvent, quelqu’un ricane. Cette tension collective, rare, fait toute la différence. Quatre parties, le soufflé n’est pas retombé.

Evidemment, l’aléatoire des cartes de départ peut creuser des écarts, et on peu le voir comme un peu trop solitaire dans son coin. Mais ce n’est pas vrai, le plaisir de voir les colonie s’amoidrir est trop jouissive pour ne pas regarder ce qui se passe chez son voisin. Et de toute façon, nous sommes face a une gestion de crise individuelle dans une catastrophe partagée.

L’envie d’extensions est là dès la première partie, on a hate !

 
9.5

L'envie d'extensions est là dès la première partie, on a hate !

9.5
Rédigé par
Du rab de Jean Banlere
Akropolis
de Jules Messaud chez gigamicPour 2 à 4 architectes de 8 ans...
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