Toy Battle est un duel tactique rapide où des petites troupes de jouets se disputent la victoire sur des plateaux variés, de la jungle au château en passant par l’espace.
Les règles sont limpides et se maîtrisent en moins de 5 minutes, mais chaque pose peut être un coup de génie… ou de frustration pure.
Le but ? Soit capturer le quartier général adverse, soit accumuler assez de médailles pour écraser l’autre.
Les protagonistes
Éditeur belge solidement installé, Repos Production s’est bâti une identité claire : des jeux accessibles, lisibles et immédiatement jouables, souvent orientés grand public, mais rarement dénués de tension. Une ligne éditoriale que L’Encéphalovore connaît bien, pour avoir déjà chroniqué Waterfall Park, For a Crown, Cash’n Guns, 7 Wonders Architects,.
Paolo Mori
Un duo habitué aux formats resserrés et aux choix tactiques clairs, qui sait condenser de la confrontation et de la lecture de jeu dans des règles épurées.
On a déja eu affaire à lui avec Archeos Society et Captain Flip.
Illustrateur bien connu du milieu, Paul Mafayon a notamment signé le travail graphique de King of Tokyo: Dark Edition, Toc Chocottes, Tikal (nouvelle édition) et For a Crown. Je suis grand fan de son travail.
« Et si on la confiait à des jouets ? »
– Kwak, canard viking
Sur terre, en mer, dans les nuages et même dans l’espace, les batailles se multiplient chez les jouets : ils ont besoin de vous ! Manœuvrez vos troupes et utilisez astucieusement leurs effets pour prendre l’avantage sur votre adversaire. Votre mission ? Capturer le quartier général ennemi ou remporter un maximum de médailles.
Dans Toy Battle, chaque joueur déploie ses troupes sur un plateau aux allures de château, de jungle ou même de station spatiale.
Le but : capturer le quartier général adverse ou remporter le plus de médailles.
Chacune de vos unités est dotée d’un effet spécifique : la soldate appelle des renforts sur le terrain, le canard bat tout le monde (mais ne résiste à personne), le robot tire à distance sur l’armée adverse… Il va falloir placer vos troupes habilement sur le plateau !
Lorsque vous placez une Troupe sur une base occupée, placez-la par-dessus la (ou les) Troupe(s) déjà présente(s). Il n’y a pas de limite au nombre de Troupes qu’une base peut accueillir, mais seule la Troupe visible (au sommet de la pile) occupe la base
Dans Toy Battle, chaque joueur incarne une armée de jouets disposant d’un QG sur le plateau. Le terrain est choisi en début de partie : chaque plateau impose ses propres contraintes et conditions de victoire (nombre de médailles requis ou pression plus directe sur le QG).
À son tour, un joueur n’a que deux options, volontairement simples :
- Piocher deux tuiles Troupe pour étoffer sa main,
- ou poser une tuile depuis sa main sur le plateau.
La pose est la clé du jeu :
- toute tuile doit être connectée en continu à son QG,
- elle ne peut pas être posée n’importe où,
- et déclenche immédiatement son pouvoir spécifique (pioche, retrait, gain de médailles, perturbation adverse, selon la troupe).
La partie se termine de deux façons :
- Victoire immédiate si un joueur parvient à atteindre le QG adverse,
- ou victoire aux points en atteignant le nombre de médailles requis par le plateau.
Si aucun joueur ne peut jouer (plus de tuiles posables ou piochables), on compare simplement les médailles.
Le placement comme arme principale
Pas de combat, pas de dés, pas de rattrapage : poser, c’est décider.
Chaque tuile modifie durablement le plateau et les options adverses.
La contrainte de connexion au QG transforme l’avancée en prise de risque calculée.
Bloquer une ligne vaut souvent mieux qu’avancer soi-même.
Une erreur de placement se paie immédiatement, sans appel.
Double condition de victoire
Toy Battle propose deux chemins vers la victoire, à surveiller en permanence.
La percée directe vers le QG adverse, rapide et brutale.
Ou l’accumulation progressive de médailles, plus discrète mais tout aussi fatale.
Cette dualité empêche toute stratégie unique et confortable.
On peut dominer le plateau tout en perdant la partie.
Le jeu punit la vision tunnel, pas l’audace.
15 minutes de jeu, une heure de revanche
Plus on joue à Toy Battle, plus on l’apprécie. Derrière ses règles ultra simples et son rythme rapide, le jeu cache une vraie finesse de lecture qui se révèle au fil des parties. On commence en mode fun et instinctif, puis on affine, on anticipe, on apprend à mieux utiliser le terrain.
Oui, le jeu peut être frustrant, mais dans le bon sens du terme. Toy Battle devient assez calculatoire quand on maîtrise ses mécaniques, et réussir à bloquer ou ralentir l’adversaire procure une vraie satisfaction. Étouffer progressivement son jeu, contrôler l’espace, forcer de mauvais choix : c’est là que le plaisir s’installe.
Ce qui fonctionne très bien, c’est ce contraste entre accessibilité immédiate et montée en maîtrise. On peut y jouer avec n’importe qui, mais il récompense clairement l’expérience. Et surtout, malgré les parties parfois serrées ou déséquilibrées, l’envie de revanche est quasi systématique.
| ✅ Points forts | ⚠️ Points faibles |
|---|---|
| Règles ultra simples, explication en quelques minutes | Peut être frustrant quand l’adversaire prend l’ascendant |
| Parties rapides et tendues, idéales pour enchaîner | Le hasard de la pioche peut peser sur certaines parties |
| Vraie montée en maîtrise au fil des parties | Sensation parfois d’étouffement pour les joueurs sensibles au blocage |
| Double condition de victoire qui maintient la pression | Peu de variété dans les troupes (envie d’extensions) |
| 8 plateaux offrant des sensations et des lectures différentes |
TOY BATTLE
| Élément | Détail |
|---|---|
| Jeu | Toy Battle |
| Auteurs | Paolo Mori, Alessandro Zucchini |
| Illustrateur | Paul Mafayon |
| Éditeur | Repos Production |
| Nombre de joueurs | 2 |
| Âge recommandé | Dès 8 ans |
| Durée d’une partie | Environ 15 minutes |
| Prix | 30 € |





