Undertaker, tout droit vers le mort d’Or

Des chevaux, de la poussière, des flingues, des vautours, une mine d’or, un décès, un legs colossale, des manigances, des complots… mais un seul Undertaker (Croque-mort).

Undertaker

Jonas Crow, le héros de la bande-déssinée Undertaker, est croque-mort. Seul dans son corbillard, il arpente les bourgades du far-west en attente des derniers télégrammes annonçant un décès, par-ci, par-là, afin d’y proposer ses services… un peu spéciaux.

Un jour cependant, il est expressément mandaté par Joe Cusco, l’une des plus riches figures de l’exploitation des mines d’or de de toute la région, à Anoki City. Ce dernier lui propose un contrat pour l’enterrement d’un corps un peu particulier… le sien.

Le secret est que Joe Cusco aura pris soin au préalable d’ingérer littéralement toute sa fortune d’or et ainsi provoquer sa mort afin de restituer à la terre toute la richesse qu’il a acquise grâce à elle. Mais tout ne se passe pas comme prévu car le secret de cet enterrement de richesse est mis au jour par l’un des plus avides employé de Cusco et les miniers, plus pauvres les uns que les autres, commencent à se révolter pour toucher leur part.

À partir de là, complots, jalousies et convoitise vont aller de paire afin de s’approprier, dans la violence ou la calomnie, la colossale richesse de l’entrepreneur minier. Jonas Crow doit convoyer le corps pour l’inhumation à l’endroit même où Joe Cusco a découvert sa première pépite d’or. Autant dire que son voyage ne sera pas de tout repos…

Voici en gros la trame de ce western en bande-dessinée rondement menée par Xavier Dorison (au scénario) et Ralph Meyer (aux dessins et à la couleur).

Ce croque-mort mystérieux nous cache bien plus que son sinistre métier et on prend plaisir à le découvrir petit à petit au fil des pages qui, de case en case, lève un peu de cette poussière terreuse des western qui nous met d’emblée dans cette ambiance suante caractérisant le genre.

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Il y a quasiment autant de coups de feu que de coups fourrés dans cette histoire sans foi ni loi où la soif de l’or se mêle et appelle étrangement à la soif de sang.

Les dessins sont classiques et clairement liés à « l’école de la BD franco-belge » mais ils ont aussi, parfois dans les visages, un petit côté comics américain. Ça a son style. Quoiqu’il en soit, ils sont propres et très bien exécutés. Il me font penser à Blueberry si je devais trouver une approche visuelle outre celle du thème.

Undertaker est une agréable surprise qui régénère carrément un peu le genre et qui a le mérite de nous tenir en haleine (sèche) tout le long de cette première partie du récit. Et ce n’est pas parce qu’il fait beau et chaud que vous êtes en sécurité. Surtout dans le Far West.

L’article sur Undertaker est paru dans le numéro 2 de l’encéphalovore (à télécharger -gratuitement – ici).

 
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Du rab de Draft Punk
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