Orapa Mine : la bataille navale façon optique !

De 2 à 5 mineurs · Dès 8 ans, casque non fourni · 20 minutes, migraine incluse
Creusé par Junghee Choi et Wanjin Gill (qui a aussi pris les pinceaux) · Extrait par Miraludo

Trouvez l’emplacement des diamants dans la mine d’Orapa

Choisissez une personne pour être le présentateur du problème. Le présentateur sera le directeur de l’Orapamine, et les autres joueurs deviendront des chercheurs de minéraux. Le joueur qui identifie correctement les positions des minéraux (pièces de Tangram) placés par le directeur gagne la partie.
Sur la feuille de solution, il y a une grille de 10 x 8 cases. Choisissez l’un des numéros (1-18) ou lettres (A-R) le long du bord extérieur de la grille pour tirer une onde élastique.

L’onde élastique se déplace horizontalement ou verticalement à partir de la position de tir, rebondissant sur chaque minéral à angle droit ou horizontalement et verticalement jusqu’à ce qu’elle sorte de la mine.
Le directeur doit répondre où l’onde élastique sort et de quelle couleur. En entendant la réponse, les explorateurs l’enregistrent sur leur feuille de solution.

Le joueur qui identifie correctement les positions et les couleurs de tous les minéraux en premier gagne. Les joueurs peuvent deviner la réponse même lorsque ce n’est pas leur tour.

L’avis de Brian

Bon, je vais être franc : je suis fan, vrai coup de cœur. À l’explication des règles, tout le monde fait la grimace. Des rayons qui rebondissent, des couleurs qui se mélangent, 36 entrées… on se dit qu’on y sera encore à Noël. Et puis, vers le quatrième tir, déclic : une onde ressort verte en 18, tu marmonnes « mais oui, bien sûr », et te voilà aussi brillant qu’un diamant d’Orapa. Simple comme bonjour à expliquer, prise de tête comme une déclaration d’impôts. Les anciens reconnaîtront l’héritage de Black Box (1977), rehaussé de couleurs et de formes façon Tangram : un croisement entre bataille navale, Mastermind et petit Turing Machine, sans le hasard du « B4 ? Plouf ». Et placer ses pièces pour piéger l’adversaire est un plaisir délicieusement sadique. Tout n’est pas parfait, hein. Le matériel est lilliputien : on joue recroquevillés comme deux petits vieux au-dessus d’un sudoku, et un éternuement transforme ta mine en éboulement. Les feuilles sont trop petites pour tes 47 hypothèses, la notice complique des règles simples, et toujours pas de crayons dans la boîte, pour un jeu qui ne vit que de griffonnages. Tout le monde n’a pas non plus l’œil d’un opticien : face à quelqu’un qui fait rebondir ses rayons « au feeling », la partie vire au débat houleux sur les lois de la physique. Et au-delà de deux, le directeur de la mine passe la soirée à répondre « sortie 12, orange », passionnant comme un poste de péage. Le vrai jeu, c’est le duel. Mais je pardonne tout. C’est pour les amateurs de déduction et les duos qui aiment se prouver qui a le plus gros cortex, pas pour ton oncle qui confond « réfléchir » et « refléter ».

Bref, c’est brillant. Comme moi.

Prévoyez les crayons, et l’aspirine.

 
Score ludique 9.5

C'est pour les amateurs de déduction et les duos qui aiment se prouver qui a le plus gros cortex

9.5
Rédigé par
Du rab de Dany Brian
7 Yokai
De Muneyuki Yokouchi chez Matagot.Un jeu de plis par équipe pour 2...
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