Les éditions Bragelonne percutent les jeux de société

La célèbre maison d’édition d’ouvrages fantastiques se lance dans le monde ludique, avec divers partenaires, et nous propose des jeux bien différents. Petite revue d’effectif.

Qui a dit que nous étions des flèches ?
Personne. Et il a bien raison. Depuis la rentrée de septembre 2018 une mini-révolution s’est déroulée le deuxième semestre de l’année dernière dans les locaux de Bragelonne-Castelmore, rue d’Hauteville à Paris. En effet, l’éditeur vient de sortir des produits légèrement éloignés de leur fond de commerce habituel : des jeux de société.

Dans la liste il y a un jeu de Quizz spécial Geek, sur lequel nous n’allons pas trop nous attarder : Geek me quizz. Il y a des questions, mais aussi des mimes, des expressions pour faire deviner des réponses “geek”, sur des thèmes variés comme les comics, la japanimation ou encore les séries télé. C’est un quizz élaboré dont l’accueil a été plutôt bon. Actuellement, au moins trois boites différentes sont disponibles.

Du jeu pour tous

Ou presque. Globalement Bragelonne reste sur des thèmes proches de son ADN. À l’exception peut-être de Safari Go! Ce jeu adressé aux plus jeunes est basé sur le mémory et vous convie à mémoriser (ben oui hein…) certains animaux, leur disposition et une couleur. Mais bien sûr cela serait bien simple si aucun bouleversement venait à déplacer les cartes sur l’espace de jeu. Autant dire que ça ne sera pas simple pour qui à une mémoire de poisson rouge.

Toujours pour le même tranche de gens bons, pardon, de jeunes. Le Royaume de Carottia est jeu coopératif de rapidité pour toute la famille où vous devrez construire un labyrinthe afin d’y guider le plus promptement possible un lapin chercheur de … carotte (what else ?®) tout en évitant de nombreux pièges.

Licence to play

Les licences, c’est vachement bien. Ça permet de vendre de l’alcool “jusqu’à pas d’heure” pour les plus grands. Rien que ça c’est un gage de bienveillance et de qualité. C’est aussi un bon moyen d’estampiller un jeu avec une marque célèbre et ainsi “jouer” plus sur la forme que sur le fond.

Premier de la série, AssassIn Creed : Vendetta. Ce jeu, que nous n’avons pas eu l’occasion d’essayer, est un “killer game” (à rôles cachés donc) où il va falloir démasquer vos adversaires et les dézinguer au bon moment. Enfin, c’est du moins comme ça que Vendetta est présenté.

Arrive ensuite celui qui a fait un peu parler de lui : Captain Tsubasa. Plus connu par chez nous sous le nom d’Olive et Tom, vous allez incarner un coach qui doit monter son équipe et remporter face à votre adversaire le dernier match (la finale). Avant cela vous allez faire vos réglages de recrues tel un Didier Deschamps de carton, avec deux matchs amicaux qui ne comptent pas pour la victoire mais vous permettront, en cas de victoire, de récupérer plus de recrues. Et donc de constituer ainsi un meilleur réservoir de joueurs à sélectionner pour le match fatidique.

Et ensuite… de l’original !

Ne restant pas cantonner qu’à faire jouer les licences, Bragelonne s’essaye aussi dans des jeux plus “velus”. Ou du moins dans des univers de prime abord moins abordables pour le public dit “casual”.

Tout d’abord, un jeu pour 2 dans le sombre l’univers de H.P Lovecraft où il faudra invoquer le maître du chaos avant votre adversaire : Cthulhu, l’avènement. L’œuvre de Lovecraft étant désormais dans le domaine public on ne peut plus vraiment parler de licence, vu qu’aucun frais n’est engagé pour avoir une sorte d’exclusivité d’exploitation.

Dans Cthulhu l’avènement, qui se passe dans les années 1920, vous allez affronter un autre cultiste tout aussi déterminé à détruire le monde (alors qu’un siècle après il suffit de foutre du glyphosate partout et laisser le plastique s’installer dans les océans pour y arriver – courage on y est presque). Invocations de personnages, gestion de main et combinaisons sont au programme de ce jeu.

Puis nous avons un jeu de deck-building particulièrement intrigant : La vallée des marchands. Vous incarnerez un marchand et vous devrez proposer des produits plus incroyables les uns que les autres afin de rentrer dans la guilde des commerçants extraordinaires : La vallée des marchands. D’où le titre du jeu hein…

En tant que marchand, vous allez devoir jouer vos cartes pour leur pouvoir respectif ou les jouer pour payer de nouvelles cartes disponibles au centre de la table, ou encore pour réaliser des colonnes de marchandises qui vont vous permettre de remporter la partie (il en faut 8). C’est un jeu qui nous avons beaucoup aimé par sa simplicité et son interaction parfois sans pitié.

Ce jeu qui a des illustrations édulcorées avec de jolis animaux semblent destiné à un jeune public. Alors, détrompez-vous tout de suite car il est bin plus malin et méchant que certains autres jeux de deck-building au thème plus sérieux.

Dans la série, animaux fantastique, Nightmarium. Un jeu de combinaison où il faut créer des monstres en mélangeant des parties de corps d’autres monstres. Autant dire que c’est monstrueusement chaotique, donc rigolo, dès lors que les pouvoir qui se déclenche vont semer la zizanie autour de la table. Vous devez être le premier à créer 4 (ou 5) monstres complets (tête, tronc, jambes).

et dans l’avenir

Pour conclure, un jeu un peu plus poussé semble-t-il, où vous incarnez encore un patriarche d’une secte d’un dieu obscur et où votre but sera de recruter le plus de fidèles avant la fin des temps. On pose du prêtres (ouvriers), on enchéri et on réfléchi, ça donne envie et ça s’appelle Culte (dispo le 21 mars 2019).

Bragelonne rentre donc de fort belle manière dans le monde du jeu de société avec un choix éditorial plutôt hétéroclite et qui s’adresse à un public assez large. À suivre avec grand intérêt.