De Sylvie Barc et Philippe des Pallières, édité par Eurogames / Jeux Descartes.
Pour 2 à 4 joueurs, dès 12 ans, durée d’environ 120 minutes.
| Sylvie Barc est une autrice française de jeux de société née en 1957. Elle a créé de nombreux jeux depuis les années 1980, souvent accessibles et originaux. Elle a notamment co-créé Elixir (1993), un jeu culte de magie et de coups bas. Ses jeux les plus connus incluent Fantaisy et Shabadabada. | Philippe des Pallières est un auteur français reconnu dans le jeu de société. Il est le créateur de La Guerre des Moutons, un jeu de tuiles récompensé jeu de l’année 2002. Il a aussi créé Oh ! les Nains, un jeu de tir à la corde avec des nains de jardin. je suis fan de ce jeu ! Son plus grand succès reste Les Loups-Garous de Thiercelieux. |
Vertigo se joue généralement de 2 à 4 joueurs et propose des parties assez longues, d’environ deux heures.Dans ce jeu, chaque joueur incarne un dirigeant chargé de développer son propre pays.Le but principal est de construire des infrastructures, notamment des usines, afin de devenir le plus puissant.Pour y parvenir, les joueurs doivent gérer leurs ressources avec attention.Ils doivent aussi prendre des décisions économiques importantes tout au long de la partie.Une particularité du jeu est la présence d’un système de votes entre les joueurs.Ces votes permettent de faire évoluer les règles ou d’influencer le déroulement du jeu.Cela ajoute une dimension politique et stratégique très intéressante.Les interactions entre les joueurs sont donc fréquentes et parfois décisives.Il faut savoir anticiper les choix des autres pour ne pas être désavantagé.Vertigo demande donc à la fois de la réflexion, de la planification et de l’adaptation.Même si les règles peuvent sembler complexes au début, elles deviennent plus claires avec la pratique.Le jeu offre une expérience riche et immersive pour les amateurs de stratégie.

Vertigo fait parti des jeux qui t’expliquent tranquillement que le capitalisme va mal finir… et les humains avec.
Sous ses airs de jeu de gestion un peu sérieux, il te propose surtout de polluer la planète avec méthode, puis de débattre collectivement pour voir si, éventuellement, on pourrait faire un effort. Spoiler : ça se passe rarement bien. Et c’est ça qui est drôle.
Parce que oui, Vertigo a un vrai sens de l’ironie. Tu négocies, tu votes, tu t’indignes presque… avant de replonger dans tes petits calculs perso. Le jeu te regarde faire, un peu moqueur, et te laisse tirer tes propres conclusions.
Ce qui est assez bluffant, c’est à quel point il se permet des choses que plein de jeux modernes revendiquent aujourd’hui : interaction forte, décisions politiques, tension entre intérêt individuel et collectif. En 1990, c’était pas exactement la tendance
Et puis il y a ce fameux plateau rotatif, totalement gratuit… donc absolument indispensable. Ça ne rend pas forcément le jeu meilleur, mais clairement plus mémorable.
Bon, tout n’est pas parfait : les règles demandent un peu de bonne volonté, et le rythme peut être aussi fluide qu’un conseil d’administration un lundi matin. Mais étrangement, ça participe au charme.
C’est un jeu qui propose une expérience un peu grinçante, parfois chaotique.

