Le 8 juillet, le tribunal de commerce de Nanterre a prononcé la liquidation judiciaire d’Atalia.
Douze ans de distribution et d’édition, effacés en une audience.
La structure des Hauts-de-Seine était née en 2015, simple distributeur avant de se diversifier. Localisation d’abord, puis édition à partir de 2021.
Au catalogue : Magic Maze, Lorenzo il Magnifico, Rajas of the Ganges, le petit Punto.
Plus récemment, The Royal Society of Archeology et East India Companies, bien reçus par la critique.
Ça n’a pas suffi.
En cause : un marché saturé, des boutiques qui n’ont plus la place ni la trésorerie pour tout stocker.
Et une concurrence marketing hors de portée pour une petite structure. Cette année, Atalia a perdu la distribution de ses meilleures ventes. Leurs éditeurs ont préféré des partenaires aux moyens plus costauds. Punto et Magic Maze sont partis voir ailleurs. Ce n’était pas la première alerte.
En 2019 déjà, un redressement judiciaire, après le départ sans préavis de l’éditeur de Limite Limite, l’adaptation française de Cards Against Humanity, qui pesait la moitié du chiffre d’affaires de la boîte. L’entreprise s’en était sortie, portée par Punto et Dreamscape.
Cette fois, pas de rebond.
Début 2026, Atalia avait déjà cédé sa distribution à MAD pour se recentrer sur l’édition. Trop tard.
Une partie du stock et des titres récents, dont Hydrolink, sera reprise par Huch, partenaire historique et actionnaire. Pour le reste du catalogue, rien n’est tranché : le liquidateur cherche repreneur.
Cesare Mainardi, le fondateur, dit tourner la page “la tête haute”. Il reste dans le milieu, sans doute comme auteur.
Cinq salariés cherchent une nouvelle maison.
Atalia en liquidation
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Du rab de Jude_Maw

