De Colin Valière et Camille Verrier, illustré par Florence de Nazelle, chez Olémains Games
Pour 3 à 16 joueurs, dès 12 ans, pour des parties de 20 min.
Dans DJ Set, les joueurs scannent un QR code qui renvoie vers une playlist thématique (par exemple Couleurs).
En équipe, les joueurs trouvent la couleur évoquée par la musique, que ce soit dans les paroles (Paradis Blanc), le titre (Blue), le groupe (P!nk), ou le thème de la musique (les Simpsons).
À chaque tour, la personne qui a trouvé fait gagner un point à son équipe et devient DJ. Il ou elle lance la musique suivante et la partie continue.
Avec plus de 80 thèmes différents et 500 chansons à retrouver, les joueurs s’affrontent sur des Métiers, des Prénoms, des Villes, des Créatures, … et vont entendre des chansons rarement vues dans un jeu de blindtest !
Une version de démo du jeu est disponible ici.

DJ Set : Révolutionner le blind test. Et il tient… à moitié.
Le concept est malin : oubliez les titres et les artistes. Ici, on scanne un QR code, on écoute des extraits, et on doit trouver un mot lié à un thème. La carte “Couleurs” ? Il faut entendre que Blue (Eiffel 65) ou P!nk évoquent une couleur. La carte “Presque des fromages” ? La Chevauchée des Walkyries cache la Vache Qui Rit. Délicieux sur le papier. Et souvent délicieux en vrai.
C’est la vraie force du jeu : il met tout le monde sur un pied d’égalité. Le mélomane encyclopédique ne domine plus la table, c’est l’écoute attentive et la déduction qui priment. Résultat : des sourires, des discussions qui partent dans tous les sens, et une ambiance qui monte vite.
La mise en place est quasi nulle, les règles s’expliquent en 90 secondes, et les 80 cartes avec leurs 560 morceaux offrent une bonne longévité.
Petit détail qu’on apprécie : un séparateur pour les cartes déjà jouées. Tout bête, mais si pratique.
Pourtant, quelques couacs entament la fête. Le répertoire musical penche anglophone et plutôt “générations X-Y”, ce qui peut laisser sur le bord de la piste les plus jeunes comme les plus anciens. Et dès qu’on connaît un peu la musique anglo-saxonne, certaines réponses deviennent évidentes, réduisant la tension.
Comparé à Hitster qui lui mise sur la chronologie et génère une vraie tension jusqu’au bout, DJ Set manque peut-être de ce fil conducteur qui tient en haleine. Hitster a ce petit revival que DJ Set n’a pas.

